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Sr Geneviève (Céline) à Isidore Guérin - 27 août 1905

De Sr Geneviève à Mr Guérin

Jésus +                                                                                   27 Août 05

           Mon cher petit Oncle,

   Je suis bien peinée de vous savoir malade et je voudrais bien être auprès de vous pour vous soigner, il me semble que je vous rendrais en tendresse et en dévouement toute la tendresse et le dévouement que vous avez eue pour nous, pour moi en particulier qui ai vécu chez vous pendant cinq ans, et aussi pour notre cher petit Père que vous avez recueilli avec le même respet que vous auriez fait pour votre propre père.

   O mon oncle chéri, ce n'est pas parce qu'on ne parle pas souvent de toutes ces choses que le souvenir s'en efface jamais et que la reconnaissance s'émousse, au contraire c'est comme ces parfums qui conservent d'autant mieux leur arôme qu'ils ne sont point éventés.
   Aussi croyez bien qu'à présent sans que cela paraisse, puisque je ne puis pas vous témoigner mon affection extérieurement, vous êtes cependant béni car votre petite fille demande chaque jour au bon Dieu de payer lui-même sa dette. Oh ! comme je vais le supplier de faire cesser vos souffrances ! S'il voulait me les donner comme je serais heureuse de vous soulager !

   Cher petit oncle je vous embrasse de tout mon coeur par ma petite Jeanne chérie que j'aimerais de plus en plus si c'était encore possible. Je l'embrasse aussi, ainsi que Francis

             Geneviève de Ste Thérèse

                   r.c.i.