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Scolarité des filles

Comment les filles Martin ont-elles été scolarisées ?

L’éducation des jeunes filles de bonne famille  se fait généralement au couvent car on considère que la religion doit faire partie de l’éducation féminine, pour garantir la moralité et la stabilité du foyer. Cependant, un petit examen du contenu de cette éducation  révèle une pauvreté navrante.   Lire la suite.

   Voir ici les livres d'école.

Voir ici l'école à la maison.

Marie

Pauline

Léonie

Céline

Thérèse

Marie-jeune Pauline Leonie-jeune Celine jeune TH jeune
Chez les Soeurs de la Providence : Marie commence sa scolarité par un bref passage à l’école des Soeurs de la Providence à Alençon.

A la Visitation : en octobre 1868, Marie entre au Pensionnat de la Visitation du Mans. M. et Mme Martin confie leurs deux aînées à ce pensionnat annexé à la Visitation, où la présence de la tante Marie-Dosithée sera une bonne influence. Marie y reste sept ans, elle en sortira en 1875. Elle emportait du pensionnat un solide bagage de connaissances profanes et une formation religieuse de premier plan.

On peut voir ici un bulletin d'une autre élève datant de 1861  pour avoir une idée des matières enseignées.

 

 

Chez les Soeurs de la Providence : comme Marie, Pauline commence sa scolarité par l’école des Soeurs de la Providence à Alençon.

A la Visitation : en octobre 1868, elle entre avec sa soeur au Pensionnat de la Visitation du Mans. M. et Mme Martin confie leurs deux aînées à ce pensionnat annexé à la Visitation.

Après 1875, Pauline poursuivit seule sa scolarité au Mans. Très intelligente et studieuse, elle était brillante élève, surtout en certaines branches comme le français, le dessin et la cosmographie. La dernière année de son séjour au Mans avait été endeuillée par la mort de sa tante soeur Marie-Dosithée, le 24 février 1877. Dans les premiers jours du mois d’août, Pauline quittait sa chère Visitation avec l’espoir d’y revenir un jour, pour y consacrer sa vie à Dieu.
Chez les Soeurs de la Providence : Léonie rejoint Marie et Pauline comme demi-pensionnaire à l’école primaire tenue par l’Institut des Soeurs de la Providence, 5 rue du Pont-Neuf, au chevet de l’église Notre Dame d’Alençon.

A la Visitation: à la mi-juin 1871, Léonie rejoignit ses deux aînées à la Visitation du Mans, confiée à Sr Marie-Dosithée, pour un essai. La réussite initiale tourna court et l’enfant ne fut pas admise à la rentrée d’octobre. Elle ne pouvait s’adapter à une classe normale. Il semble bien qu’à l’automne 1871, elle ait repris le chemin de la Providence, tout en bénéficiant de leçons particulières par une demoiselle d’Alençon qui a son brevet supérieur. Au début de janvier 1874, nouvel essai à la Visitation du Mans…qui s’achèvera le 6 avril. Revenue à Alençon, elle est confiée à deux soit disant religieuses qui lui donnent des leçons l’après-midi. Mme Martin s’aperçoit que ces deux personnes sont peu recommandables et elle ne peut continuer à leur confier sa fille.

A la maison : en août 1875, Léonie se voit confiée à Marie qui vient de terminer ses études. Elle lui donne des leçons en l’aidant à rattraper quelque peu son lourd handicap en fait d’études.

A l’Abbaye : avec l’installation de la famille à Lisieux, Léonie entre comme pensionnaire chez les Bénédictines de l’Abbaye, que fréquentaient ses cousines Guérin. Elle y restera du début de l’année 1878 aux vacances de 1881 et conservera des liens très forts avec ses anciennes maîtresses.

A la maison : à Alençon, premières leçons avec Marie, à la maison, sa maman écrit qu’elle apprend vite et bien, sans se donner beaucoup de mal.

A l’Abbaye : à Lisieux, au début de 1878,  Céline entre comme demi-pensionnaire chez les Bénédictines de l’Abbaye Notre Dame du Pré, en même temps que Léonie qui entre comme pensionnaire. Bien que placée avec des élèves plus âgées, elle se hausse aisément en tête de la classe et gardera ce rang jusqu’au bout. Deux de ses bulletins ont été conservés ; ceux de Thérèse devaient être du même modèle. Nous avons aussi quelques cachets d'honneur réservés aux bonnes élèves.

Au terme de l’année scolaire 1885, Céline achève le cycle de ses études. Elle quitte la Pension avec honneur. Dégagée des cours, elle mènera une vie des plus actives.

En cours privés : Pour perfectionner son don pour le dessin, elle prendra des cours auprès de Mlle Godard, élève du peintre Léon Cogniet, puis plus tard auprès de Krug.

A la maison : à Alençon, pour ne pas quitter Céline, elle assiste aux leçons que Marie donne à Céline. En 1877, le 2 ou 3 août, Marie raconte à sa tante, Mme Guérin, la cérémonie de la distribution des prix qu’elle organisa pour Céline et Thérèse. A Lisieux, Thérèse est l’élève de ses deux soeurs aînées : Marie assure le cours d’écriture, Pauline tout le reste (lecture, grammaire, orthographe, calcul, histoire sainte, etc.).

A l’Abbaye : le 3 octobre 1881, Thérèse entre à l'Abbaye comme demi-pensionnaire, y rejoignant sa soeur Céline et ses cousines Guérin. Une année en classe verte, 2 années en classe violette, 2 années en classe orange. En fait la dernière année sera interrompue, sans doute au mois de mars 1886, suite à la mauvaise santé de Thérèse ; elle prendra désormais des leçons particulières.

Chez Madame Papinau : du 21 septembre 1886 jusqu'en mars 1888. Cette institutrice de 51 ans recevait Thérèse chez elle. Les leçons durent une heure et s’étalent sur le mois, rarement plusieurs par semaines. Après sa  conversion de Noël 1886, Thérèse écrit dans son Manuscrit A : « …à cette époque je fus prise d’un désir extrême de savoir. Ne me contentant pas des leçons et des devoirs que me donnait ma maîtresse, je m’appliquais seule à des études spéciales d’histoire et de science. Les autres études me laissaient indifférente, mais ces deux parties attiraient toute mon attention ; aussi en peu de mois j’acquis plus de connaissances que pendant mes années d’études. »

Voir ses Cahiers scolaires