VIE-67 Thérèse allant au choeur le jour de sa prise d'habit
Thérèse allant au choeur en procession le jour de sa prise d'habit - lavis de Charles Jouvenot.

Après avoir embrassé une dernière fois mon Roi chéri, je rentrai dans la clôture, la première chose que j'aperçus sous le cloître fut «mon petit Jésus rose» me souriant au milieu des fleurs et des lumières et puis aussitôt mon regard se porta sur des flocons de neige... le préau était blanc comme moi. Quelle délicatesse de Jésus ! Prévenant les désirs de sa petite fiancée, il lui donnait de la neige... De la neige, quel est donc le mortel, si puissant fût-il, qui puisse en faire tomber du Ciel pour charmer sa bien-aimée ?... Peut-être les personnes du monde se firent-elles cette question, ce qu'il y a de certain, c'est que la neige de ma prise d'habit leur parut un petit miracle et que toute la ville s'en étonna. On trouva que j'avais un drôle de goût d'aimer la neige... Tant mieux ! cela fit encore ressortir davantage l'incompréhensible condescendance de l'Époux des vierges... de Celui qui chérit les Lys blancs comme la neige. Ms A 72 v°
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