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De Céline à Pauline Romet - 27 juillet 1888.

De Céline à Pauline Romet. 27 juillet 1888.

 

27 juillet 88.

aux Buissonnets.

Chère Mademoiselle,

Papa va réaliser sa promesse et nous conduire à Alençon. C'est une grande fête pour nous de revoir les anciens et si chers amis. Vos petites filles se réjouissent de passer quelques instants avec la si bonne demoiselle Pauline et cet unique Monsieur Vital. (1 v°) Aussi je me fais gloire d'être sa filleule et je ne donnerai pas mon titre à une autre. Triste filleule pourtant ! et bien indigne de son parrain.

Bonne demoiselle Pauline, vos petites amies viennent vous demander l'hospitalité. C'est avec un cœur joyeux et bien sûr de ne pas être refusé. On ne craint rien quand on s'adresse à des parents ! ...

(2 r°) Chers amis de Papa et de ma chère petite Mère nous ne vous oublions pas, notre cœur et notre pensée sont bien souventauprès de vous.

Marie, Pauline et Thérèse vont bien. (Céline les a vues au parloir le matin même), elles sont toujours heureuses et contentes, ensemble nous reparlons du bon vieux temps. Nous sommes jeunes mais nous avons des souvenirs et des (2 v°) souvenirs ineffaçables. Quand je vous verrai je suis chargée de mille baisers pour vous, bonne Mademoiselle.

Papa avait fixé notre petit voyage au 6 Août, nous comptions partir de Lisieux par le train de 9 h 22. S'il y avait des empêchements pour cette époque nous partirions volontiers pendant les fêtes d'Alençon pourmieux profiter de vous tous, nous sommes si contentes de vous voir !

A bientôt, chère Mademoiselle, je vous embrasse de tout cœur en attendant le moment de le faire vraiment.

Bien des choses, de notre part à tous, à M. Vital.

Votre petite fille respectueuse,

Céline Martin.

(2 v° tv) Nous serions heureux de savoir si le moment est bien choisi pour être avec vous.

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