Imprimer

De Céline à Léonie - 12 novembre 1890. Fragment.

 

De Céline à Léonie. 12 novembre 1890. Fragment.

... « Mon oncle a dû te donner des nouvelles de Papa ; tu sais, sans doute, que M. Maudelonde nous a
accompagnées au parloir. Hier nous y sommes encore retournées avec Jeanne, nous l'avons trouvé peut-
être mieux encore que la veille. Cette bonne petite sœur ne sait qu'inventer pour nous faire plaisir, elle a
acheté un joli vol-au-vent pour l'offrir à Papa.
... « Ah ! ma chère petite Léonie, quand est-ce donc pourrons-nous, toutes les deux, soigner notre Père
chéri ? Il me semble que nous y emploierons toutes nos forces et tout notre amour filial. Pour ma part, je
me sens tressaillir quand je pense à lui, la dureté de la besogne ne m'effraie pas et je suis prête à mourir
sur la brèche.
« Ah ! prions bien pour que le bon Dieu exauce nos désirs et en rende la réalisation possible. Mais ! en
attendant, sachons souffrir et ne perdons pas le fruit de tous nos travaux... »

Retour à la liste des correspondants